« Danse comme si personne ne te regarde » souffle une maxime. Une façon certaine de sortir de ses propres maux et de prendre du plaisir. Danser est le langage le plus universel. Nous avons besoin de regarder ou d’être regardé. La pratique peut faire rire ou pleurer – dans tous les cas elle apporte des émotions fortes.

La danse est plus qu’une passion pour Lia Gismetullova – c’est toute une vie. Avec son mari et son jeune enfant, elle s’est mise en tête de partager ses chorégraphies sur les réseaux sociaux. Madonna, Rihanna ou encore Michael Jackson apparaissent subitement dans leur chambre à coucher – le temps de quelques pas de danse. Les mètres carré sont bien réduits mais qu’importe : Danser demande peu.

Entretien avec Lia Gismetullova, artiste de studio (meublé).

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Depuis combien de temps pratiquez-vous la danse ?

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© Lia Gismetullova

J’ai commencé la danse à l’âge de six ans, mais mon amour pour cette discipline remonte pratiquement à ma naissance. Je le dois à mes parents – tous deux sont de véritables artistes et des danseurs professionnels. Aujourd’hui, ils dirigent une importante compagnie de danse à Kazan. Ils enseignent, mettent en scène des chorégraphies et montent des spectacles pour de grands événements.

J’ai suivi une formation en mise en scène théâtrale au GITIS (l’Institut russe des arts du théâtre). Quant à la chorégraphie, je me suis constamment perfectionnée grâce à la pratique. J’ai dansé au sein de plusieurs compagnies de danse contemporaine, notamment celle d’Alexander Mogilev, l’une des plus célèbres en Russie.

J’ai également interprété des œuvres de chorégraphes de renom, tels qu’Olga Labovkina. Passionnée par la danse, je participe régulièrement à des ateliers. J’explore différents styles et je continue de me lancer de nouveaux défis artistiques.

La danse contemporaine est le style principal dans lequel nous créons et présentons nos œuvres. Pour autant, je suis toujours curieuse d’explorer de nouveaux styles, d’enrichir mon vocabulaire artistique et de découvrir de nouvelles façons de m’exprimer par le mouvement.
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Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de transformer votre chambre en piste de danse ?

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Cette idée s’est imposée naturellement après la naissance de notre fils. Lorsqu’on a un bébé, il devient beaucoup plus difficile de se déplacer pour les répétitions, de louer des studios et d’organiser un processus de création complet à l’extérieur du domicile.

Je ne pouvais tout simplement pas imaginer ma vie sans le mouvement et la danse. Nous avons donc décidé de considérer notre appartement comme un espace de création et d’en faire notre propre scène.

J’ai commencé à apprendre des chorégraphies en vidéo et à les filmer. Mon mari a alors suggéré que nous partagions ce projet avec le public, pour leur donner un aperçu de notre vie et de notre créativité.

Nous ne nous attendions pas à un accueil aussi positif. Les gens ont vraiment apprécié. Nous avons donc décidé de continuer à développer cette idée.

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Combien de temps vous faut-il pour choisir une danse, préparer les costumes et créer la chorégraphie ?
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Parfois, la préparation d’une seule vidéo prend une semaine et demie. Il nous faut du temps pour apprendre la chorégraphie, peaufiner tous les détails et répéter jusqu’à ce que tout soit parfait.

D’autres fois, nous pouvons apprendre, répéter et filmer une danse en une seule journée.

Il en va de même pour les costumes. Parfois, nous utilisons des vêtements de notre propre garde-robe, tandis que d’autres fois, nous créons des looks plus élaborés et commandons des pièces ou des accessoires sur mesure.
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© Lia Gismetullova

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Votre bébé est-il votre plus grand fan ?

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Absolument. Notre fils est la personne la plus importante de notre vie et notre plus grand amour.

Lorsque nous filmons, nous adaptons toujours notre travail à son envie. Il est essentiel pour nous qu’il soit heureux, bien reposé, bien nourri et de bonne humeur.

Nous attendons le moment opportun, celui où il est prêt à participer, pour commencer à filmer.

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L’humour est-il le moteur de votre vie de famille ?

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Il y a tellement de pessimisme et d’agressivité dans le monde actuel que nous essayons d’y répondre par la créativité.

Nous cherchons toujours le côté positif, bienveillant et un brin humoristique des choses, même dans les situations du quotidien. L’humour nous aide à garder l’esprit léger, à nous soutenir mutuellement et à aller de l’avant.
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© Lia Gismetullova
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Des chanteurs ou des danseurs vous ont-ils contactés pour vous féliciter ou vous soutenir ?
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Oui, nous avons reçu des messages de soutien de la part de nombreux artistes.

Par exemple, la chorégraphe néo-zélandaise Paris Goebel a aimé l’une de nos vidéos. Nous avons également reçu le soutien de la chanteuse française Barbara Pravi, arrivée deuxième à l’Eurovision. Cela a beaucoup compté pour nous, car nous avions dansé sur l’une de ses chansons lors de l’ouverture du bal de notre mariage.

Il y en a certainement eu d’autres, mais il est difficile de se souvenir de tout le monde sur le moment. Chaque message d’encouragement a été extrêmement précieux pour nous.
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Sur quoi vous concentrez-vous principalement en ce moment ?

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Nous poursuivons notre activité de chorégraphes et de metteurs en scène. Nous créons des spectacles, participons à des événements d’envergure et développons nos propres projets artistiques.

Parallèlement, nous continuons à développer notre présence sur les réseaux sociaux.

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© Lia Gismetullova

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photo de couverture : © Lia Gismetullova

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