Acteurs, footballeurs, chanteurs, top modèles – tous font partie d’un monde à part où se mêlent fantaisie, luxe et célébrité. A proximité du tapis ou des marches du festival de Cannes, les photographes/paparazzi ont un rôle pivot puisqu’ils capturent les instants de gloire.

Pierre Perusseau est un passionné de l’image. Il y a dans ces photographies une part de sincérité et même une proximité. Dans le froid, sous la pluie ou sous le soleil, Pierre Perusseau attend patiemment les stars. Pour se faire remarquer, il n’hésite pas à crier, à faire de l’humour. Ses vidéos avec Thimotée Chalamet, Leonardo Di Caprio ou Paris Jackson ont fait le tour du monde.

Entretien avec Pierre Perusseau, photographe succès.

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La photographie a-t-elle toujours été une passion ?

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Mon père étant photographe, j’ai commencé dès l’âge de 14 ans. A la maison, les appareils photo et les pellicules étaient partout. Nous avions même une chambre noire. Je suivais mon père parce que j’étais passionné par le monde du sport. Il travaillait pour une agence de presse. J’avais ainsi accès au Stade de France, au Parc des Princes ou encore à Stade Dominique-Duvauchelle à Créteil. Je jouais moi-même au football.

C’est au fil du temps que je me suis intéressé à la photographie. J’ai suivi des cours dans une école puis j’ai progressé petit à petit. J’ai aimé les rencontres.

J’ai pris goût à l’adrénaline. Ainsi, je m’implique totalement dans mon travail.

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Comment se démarquer dans une telle profession ?

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Tout vient progressivement et avec le dialogue. Certaines personnes viennent faire des photos pour le plaisir tandis que d’autres travaillent pour la presse.

Pendant longtemps, je jouais les coudes parmi la foule des photographes. De nos jours, comme je cherche à faire des photos qui sortent du lot, je m’écarte. Lors des défilés, les voitures déposent les invités à l’écart. C’est à ce moment-là que je prends les photos.
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Votre voix est-elle une grande part d’identité ?

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Avec les flashs et le brouhaha, il est difficile pour les stars de suivre nos indications. J’ai une voix qui est forte. J’en profite. J’aime aussi rigoler. Avec l’adrénaline, tout en étant respectueux, je n’hésite pas à être fantaisiste dans la parole. Il m’arrive de connaître certains artistes. Je joue de cette complicité.

Je n’ai pas hésité à chanter « Beat it » de Michael Jackson lorsque j’ai vu dans une rue de Paris sa fille, Paris. Ce fut un moment amusant pour tout le monde. Avec l’expérience, j’ai pris plus de confiance.

Quand il y a Timothée Chalamet, je fais référence à son soutien pour l’AS Saint-Etienne. C’est toujours bien de faire rire.
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Le paparazzi doit-il faire rêver ?

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Le public cherche les images magnifiques. Le paparazzi doit trouver le bon angle et le bon moment pour avoir la plus belle des photos. Certaines célébrités sont très connues mais pas influentes. Photographe de presse, je recherche avant tout celles qui vont faire réagir le public. Les réseaux sociaux jouent un grand rôle dans notre travail.
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 Le Festival de Cannes est-il un moment à part ?

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Pour chaque tapis rouge, je réalise entre 1 000 à 5 000 photos. L’intensité du Festival de Cannes est similaire aux Fashion weeks mais en plus je m’y consacre pleinement. Etant à Cannes, je n’ai pas ma famille. Je reste concentré sur mon travail. Rien ne sort de mon rythme. Chaque jour, je suis avec mon appareil photo sur le tapis rouge en smoking.

Malgré tout, Cannes garde une ambiance estivale. Les producteurs et les agents du monde entier peuvent venir échanger avec nous.

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Quelle est votre plus belle photo ?

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Je l’ai prise au FIFA Awards the Best Players à Londres. Mon agence m’a demandé de rendre à Londres. Ce fut un des premiers événements hors de Paris. De plus, je venais d’acheter le Nikon D5. Malheureusement, je n’ai pas réalisé qu’en laissant allumer le reflex, la batterie se déchargeait très rapidement. Je n’avais pas non plus de chargeur. Par conséquent, mon appareil photo était inutilisable. L’angoisse. Par chance, j’avais pris avec moi mon vieux D3. Je vois arriver Zinedine Zidane et son épouse. Je les prends en photo.

Une semaine plus tard, je constate que mon image fait la couverture de Paris Match. Même si ce n’est pas une grande photo c’était un prestige d’avoir pu obtenir une telle place chez les marchands de journaux.  
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Que souhaitez-vous réaliser à présent ?

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Je suis photographe professionnel depuis 12 ans. Le monde a changé. Être photographe à plein temps est devenu difficile. Depuis environ un an, je travaille avec un ami pour réaliser des contenus vidéo sur les réseaux sociaux. Je mets en avant ma personnalité.

Je souhaite travailler davantage avec des marques et des célébrités.     
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Photo de couverture : © PPress_Photography

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