Il existe des œuvres artistiques qui marqueront toujours notre imaginaire.  Par leur style, leur ambiance, leur rythme, elles sont d’une certaine manière distinctes entre toutes. “Delicatessen” (1991), “La Cité des enfants perdus” (1995) ou encore “Dante 01” (2008) ont notamment laissé de solides traces dans le cinéma français. Un temps associé au réalisateur Jean-Pierre Jeunet, Marc Caro a su exceller dans de nombreux domaines: courts et longs métrages, musique ou encore bande dessinée lorsqu’il travailla chez Métal hurlant. Nous en redemandons encore…
Entretien avec Marc Caro, grand artiste.
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Des Parasites à MonoB vs NoroE, vous vous êtes passionné pour le son électro-punk. Un concert réussi c’était lorsque les sons agressifs et arythmiques pouvaient chasser le public d’une salle. En tant que musicien, vous avez toujours voulu faire seulement ce qui vous plaît ?
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La musique a toujours été un hobby  et le son une passion. Le côté artisanale que l’on retrouve avec le bidouillage sonore me plait beaucoup. C’est la lecture d’un « Que sais-je » par Pierre Schaeffer sorti vers 1969 qui ma fait découvrir la musique concrète. Je me suis également aperçu que la bande son de beaucoup de dessins animés que j’aimais tels que Les Shaddocks ou ceux de Piotr Kamler avaient été réalisés par des musiciens du GRM (Groupe de Recherches Musicales) qu’a créé Pierre Schaeffer.
J’ai lu ensuite le livre du futuriste italien Luigi Russolo, « L’art des bruits » (1913). Ill-art-des-bruits-562217 avait notamment conçu des machines sonores ( les « Intonarumori » ) que j’ai pu entendre  lors d’un concert a Beaubourg la fin des années 70.
La musique industrielle était également présente dans mon hit parade avec notamment Throbbing Gristle, Cabaret Voltaire et Suicide et The normal.  A l’époque, j’ai pu trouver d’occasion un synthétiseur modulaire. Un Synthi A d’EMS sur lequel j’ai appris a sculpter mes propres sons. Depuis Parazite jusqu’à ma collaboration avec Gael Loison de Touellskouarn, j’explore la matière sonore. Au même titre qu’avec un crayon, une camera ou un ordinateur, c’est un véritable plaisir d’expérimenter. Finalement peut-être que ce qui m’intéresse le plus est de chercher plutôt que de trouver 🙂
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Dans les années 70, parmi Philippe Druillet, Frank Margerin ou Moebius, vous dessinez pour Métal Hurlant. Quel est le style de bande dessinée de Marc Caro ?
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C’était très en clair-obscur à la trame grattée a la lame de rasoir, très punk. J’ai eu une grande chance de débuter au moment où l’univers de la BD explosait. Métal hurlant c’était le Saint Graal pour moi. Il y avait dans ce magazine une richesse stylistique et graphique incroyable. Lors d’un festival, avec le carton à dessin sous le bras, j’ai pu discuter avec Jacques Tardi que j’admirais. Grâce à lui, j’ai pu rencontrer Jean-Pierre Dionnet, un des fondateurs de Métal hurlant. J’ai commencé a publier mes premiers crobards et mes planches dans la revue de mes rêves. Ensuite j’ai été accueilli par Wolinski et Willem à Charlie mensuel, Art Spiegelman à Raw, puis dans la revue italienne Frigidaire et El Vibora en Espagne. Tous les rédacteurs-en-chef de ces revues avaient un éclectisme formidable, a l’instar de René Goscinny à Pilote.
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Était-ce une transition pour aller vers l’animé, le cinéma ?
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Depuis l’enfance, j’avais le désir obsessionnel d’être dessinateur de bande dessinée. Parallèlement, comme j’avais une passion pour le cinéma d’animation, avec André Igual, j’ai fondé  « Fantasmagorie » en 1974,  la première revue française sur le dessin animé . Nous étions à une époque où une nouvelle forme de dessin animé est apparue comme  « La planète sauvage » (1973) de Laloux et Topor , « Fritz the Cat » de Ralph Bakshi, et une véritable marée de court-métrages absolument incroyables…
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Avec Jean-Pierre Jeunet (Le bunker de la dernière rafale) ou parfois en solo (Méliès 88 – le topologue), vous réalisez de nombreux court-métrages parfois récompensés. Est-ce une expérimentation ou avant tout une satisfaction totale de réaliser du court ?
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Le court-métrage a toujours été  un vrai espace de création, le dernier terrain vague artistique qui laisse place a l’expérimentation.  Pour moi, c’est un processus évolutif qui commence avec la 2D du dessin, du storyboard pour acquérir d’autres dimensions créatives comme le mouvement et la 3D des marionnettes de « L’évasion » et dugg « Manège »  que j’ai modelé pour Jean-Pierre Jeunet. Ensuite on s’est dit qu’avec des acteurs ce serait encore mieux 🙂
L’élargissement de la palettes de création est venue par étapes en fonction de la disponibilité des outils.
En 1981, j’ai acheté le seul micro ordinateur abordable, le ZX81, puis ensuite un commodore 64. Je me suis alors passionné pour le numérique. Très vite, j’ai même dessiné avec l’informatique. La nuit,  je venais squatter les studios de post-production sur des machines qui m’étaient  financièrement inaccessibles.  En lisant les manuels techniques, j’ai même appris l’anglais… dont mon vocabulaire est plutôt limité 🙂
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Que ce soit dans la bande dessinée ou le cinéma, la figure sombre de la société est chez vous omniprésente. L’oppression existe en permanence ?
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Cela a ses origines dans les contes de fée et la mythologie. Dans « Le petit poucet » par exemple, l’univers est également très oppressant.  Dans la Science-fiction aussi on retrouve ce coté dystopique. Mais même s’il est vrai que les films réalisés en solo ou avec Jean-Pierre Jeunet sont sombres, il y a de l’optimisme et une  étincelle d’espoir. Que ce soit dans « Delicatessen » (1991) ou « La cité des enfants perdus », il y a toujours une fin heureuse comme dans les contes.
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Il y a 30 ans, vous réalisez avec Jean-Pierre Jeunet votre premier long métrage, « Delicatessen ». Récit post-apocalyptique mêlée à l’univers de Marcel Carné et de Julien Duvivier. Au-delà des trouvailles géniales, de l’innovation artistique et technologique – Est-ce un film pro-végétarien ?
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Bien évidemment !!!
Le film a d’ailleurs été interdit aux cannibales dans plusieurs pays 🙂
Je suis végétarien depuis longtemps. Je trouve honteux l’élevage industriel et le gaspillage qu’il génère !!!
Certes « Delicatessen » n’est pas un film militant mais je trouvais logique que les résistants, les troglodistes, soient des végétariens.
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Vous disiez à l’époque que pour vous « Delicatessen » était un film classique, que vous souhaitiez faire toujours plus étrange. La création c’est surtout une exploration ?
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C’est en créant que l’on devient créateur et réciproquement. Le cinéma qui me fascine, c’est le cinéma de l’imaginaire. Le cinéma réaliste est très bien mais il faudrait d’abord définir ce qu’est le réel. Pour ma part la poésie fait appréhender plus de réalité par ses fulgurances qu’un soi-disant cinéma du réel.
Jacques Tati, au même titre que Jean Cocteau ou David Lynch, ont su le faire avec une poésie folle.  
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« La cité des enfants perdus » est un long processus qui finalement se réalise en 1995. Le film fut une véritable récompense pour vous ?
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C’était surtout l’occasion à saisir pour qu’existe un film qui nous tenait tant a cœur a Jean-Pierre et a moi. « Delicatessen » étant un succès international, nous avons pu obtenir un budget plus important.  Sans la productrice Claudie Ossard, le projet n’aurait jamais pu se réaliser. C’est grâce a sa ténacité que notre vision a pu se concrétiser avec l’ambiance des décors et les personnages que nous avions dans la tête.
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Le duo avec Jean-Pierre Jeunet semble fonctionner comme le personnage de la Pieuvre de « La Cité des enfants perdus ». Chacun complétait l’autre mais qui faisait quoi ?
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Nous étions en effet complémentaires. Chacun avait sa spécificité et ses compétences. Pour simplifier, Jean-Pierre dirigeait les acteurs et je m’occupais de la direction artistique (décors, costumes etc…)rr
Mais on ne fait jamais un film seul. Pour une aventure comme « La cité des enfants perdus », nous avons eu la chance d’avoir une équipe exceptionnelle. Darius Khondji a la lumière, Jean Rabasse au décor, Angelo Badalamenti a la musique et Jean-Paul Gaultier aux costumes. Dès 1982, pour visualiser chaque personnage, j’avais fait quelques crobards. Rétrospectivement, c’est formidable de voir l’apport de Jean-Paul Gaultier pour le look des costumes.
Nous faisons avec Jeunet un cinéma d’horloger. J’ai réalisé des milliers de crobards pour les storyboards de nos films. Même pour « 110 en dessous de zéro »  qui n’a pas trouvé de financement.
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Que ce soit avec l’histoire de Julie et de Louison dans « Delicatessen », de One et de Miette dans « La cité des enfants perdus », de la quête spirituelle de Saint Georges dans « Dante 01 », vos films sont avant tout des contes peuplés de monstres. Il y a toujours de l’optimisme dans votre cinéma ?
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Il y a un optimisme pour les personnages. Les contes de fées sont des initiations. Les épreuves et les rites d’initiations permettent parfois aux personnages de se sublimer.
 
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En plus du musicien, du dessinateur, du réalisateur, il y a aussi Marc Caro acteur. Jouer pour soi-même et pour d’autres, ce fut un plaisir ?
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C’étaient pas vraiment des rôles plutôt des caméo … Par exemple, Jan Kounen m’avait d’abord demandé le design de la créature pour son « Dernier chaperonmo rouge » puis ensuite m’a proposé de l’interpréter…  le latex est très inconfortable mais je me suis bien amusé… Mon idéal d’acteur à moi c’est Lon Chaney ou plus récemment Andy Serkis. Il n’y a malheureusement pas d’espace pour ce type d’acting en France. Mais j’ai quelques idées derrière la tête 🙂
J’adore aussi Erich von Stroheim, Buster Keaton, Orson Welles  ou Jacques Tati qui étaient à la fois devant et derrière la caméra.
Si on me propose quelque chose d’amusant,  je pourrais accepter un rôle… je serais très bien en monstre ou en méchant (!).
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Que ce soit avec Jean-Claude Dreyfus, Rufus ou encore Dominique Pinon, vous avez eu des compagnons de route. On ne change pas une équipe qui gagne ?
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Je crois beaucoup au côté troupe théâtrale et à la complicité entre les artistes. Lorsqu’on travaille ensemble, il n’y a pas besoin de tout expliquer. On se comprend à demi-mot. On peut continuer a avancer ensemble de film en film et en même temps de nouveaux artistes arrivent et étoffent l’équipe. J’ai adoré travailler avec Lambert Wilson dans « Dante 01″ (2008). C’est un acteur formidable. Je pense également à Dominique Pinon et a d’autres qui ont un talent fou mais sont malheureusement pas mis assez en valeur. A ce sujet j’ai beaucoup d’estime pour Bertrand Tavernier qui vient de nous quitter et a été le seul réalisateur français a donner un rôle principal à Michel Galabru pour « le Juge et l’assassin » (1976) – immense acteur qui malheureusement n’a pas souvent fait des films à sa mesure.
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Comme Albin Grau, un des créateurs de Nosferatu, vous avez notamment conçu l’alphabet hiéroglyphique du film « Blueberry » (2004) ou encore l’ambiance d' »Enter the void » (2009). Vous aimez les petites collaborations ?
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J’ai la chance d’avoir des amis que j’admire comme Alejandro Jodorowsky, Jan Kounen, Gaspar Noé ou Lucile Hadzihalilovic. C’est un grand plaisir de leur donner un coup de main… C’est avec jubilation que je suis prêt a les accompagner sur un projet…
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Avec « Dante 01 » (2008), vous réalisez de la science-fiction mêlée à du spiritualisme. Chaque personnage a un nom référence (Saint Georges, Raspoutine, Charon, César,…). Tout est question de symboles dans votre art ?
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Les mythes et les contes sont de vraies références pour moi. Cela participe à monlambert intérêt pour l’abstraction et pour la géométrie je suppose. Lors de l’écriture du scénario, nous envisagions avec Pierre Bordage de ne pas faire de la science-fiction mais de la spiritual-fiction. A la sortie du film, les critiques n’ont vu qu’une sorte de délire chrétien 🙂  Ce qui m’a bien fait rigoler car la bascule cruciforme est venue faute de budget, un décor carré est moins dispendieux qu’un décor rond en forme d’ouroboros. J’ai dû m’adapter tout en gardant une cohérence symbolique et visuelle carrée…
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On retrouve une nouvelle fois les cranes rasés…
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C’est un retour aux sources… au « Bunker de la dernière rafale ». Pour « Dante 01 », J’ai voulu revenir à un univers clos pour des raisons encore une fois budgétaires de faisabilité. Unité de lieu, Limitation de personnages. Pour les prisonniers, lorsque qu’il s’agit de déshumaniser quelqu’un, on leur rase les cheveux et on leur met un uniforme. « Dante 01 » étant une spiritual-fiction, le crane rasé me semble justifié l’aspect « bonze » des détenus.  D’une certaine manière, cela a permis aux acteurs de mieux s’immerger dans l’univers carcéral de cette station spatiale.
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En 2011, vous réalisez le documentaire « Astroboy à Roboland » (2008). Pourquoi selon vous la fiction, l’artificiel fascine plus que la réalité ? Les robots c’est une inspiration sans fin pour vous ?
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L’artificiel et la technologie me fascine depuis l’enfance. Depuis près d’un siècle, le robot est un vrai personnage au cinéma ne serait-ce ceux de Metropolis ou Forbidden planet… Grand fan  de Karel Capek, d’Isaac Asimov et de manga,  je suis également fasciné par le Japon où l’image du robot semble omniprésente. Dès que j’ai euastro l’opportunité de réaliser un documentaire, je suis allé rencontrer les concepteurs de robots. Il y a deux sortes de scientifiques : ceux qui veulent faire Astroboy (une créature autonome) et ceux, qui élevés avec la série Gundam, veulent construire des robots géants qu’on pilote. C’est intriguant d’assister  a la perméabilité entre technologie robotique et l’imaginaire issu des mangas. Des artistes sont appelés pour le design des robots. Visiter ces laboratoires a été  une certaine façon de voir l’avenir.
Ma passion pour les robots continue car  je fais actuellement une bande dessinée leur étant consacré pour la revue Planète robot.
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Peut-on espérer une nouvelle co-réalisation avec Jean-Pierre Jeunet ?
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On nous le demande très souvent : Quand allons-nous retravailler ensemble ?
Lors des expositions « Caro/Jeunet » à la Halle Saint Pierre (Paris) et au Musée de la Miniature et  du Cinéma de Lyon, nous avons retrouver une certaine complicité comme à l’époque de « Delicatessen » et de « La cité des enfants perdus ». Nous étions à nouveau Laurel & Hardy, Dupont et Dupond 🙂
Jean-Pierre et moi-même avons choisi d’emprunter des chemins très différents. 
Mais qui sait ?
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oo.
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Quels sont vos projets ?
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C’est pas les projets qui manquent, mais ce qui est trop atypique n’a pas vraiment la côte ces temps-ci… difficile a financer 🙁
D’après ce que me dit Jean-Pierre même « Amelie Poulain » ne trouverait pas de financement aujourd’hui, c’est dingue, non ?
Sinon je reviens a mes premiers amours… J’ai travailler sur le scénario d’une BD avec un dessinateur hollandais génial, Pim Bos. C’est une histoire sans paroles qui sortira prochainement chez Dargaud.
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aaaa

Pour en savoir plus :

 

« Contrapunktiques » (scénario, dessin et couleurs par Marc Caro), L’Association, coll. « Esperluette », 2007 : https://www.lassociation.fr/catalogue/contrapunktiques/

 

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