Nourf, Goldofuck, Astro, Marilyn et la banane,… Toutes ses figures originales ou revisitées nous sont familières. Elles décorent les murs ou les sols de nos villes. Une seule signature : Pimax, vétéran du graffiti et véritable référence dans le monde du street art. Entre hommages, détournements et messages politiques, l’art tape fort et dur. Entretien avec ce fameux Pimax.

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Street artist, sculpteur, DJ… Comment peut-on définir Pimax ?

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J’aime passer d’un genre à l’autre. De 1992 à 2002, j’étais surtout dans la musique électronique mais ma grande passion a toujours été la peinture. Dès l’âge de 13 ans, je réalisais déjà des tableaux et j’ai toujours lié PIMAX PAINTla musique et la peinture. Quand je sortais un CD et une mix tape et que nous devions les vendre sur un parking de rave party, il y avait une forte identité graphique que l’on déclinait en sérigraphie avec les t-shirts et les stickers; Au milieu des années 2000, j’arrive enfin à trouver ma place dans les galeries. Mais des peintres il y en avait déjà beaucoup avec une clientèle particulière et il était donc difficile d’imposer son propre style en tant qu’artiste. Ma peinture était volontairement maladroite et trop figurative. Quant à mes sculptures, elles étaient plus esthétiques avec des formes qui coulaient, des objets qui se décomposaient ou se liquéfiaient. Aujourd’hui, ma peinture et mes sculptures se rejoignent grâce à mon personnage Nourf. La mort de mon chien a été un événement capital dans ma carrière et mon art s’est  réorienté à ce moment-là.

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Votre musique est-elle en lien avec votre style graphique ?

 

On peut en effet mieux comprendre mon style avec ma musique. Je fais partie de la génération du bootleg et du mash up. Nous pouvions utiliser un morceau de Joséphine Baker ou d’Edith Piaf puis on le remixait avec un beat ragga ou un son électro. Ma musique était ainsi axée. Nous passions d’un cut à l’autre : De K-2000 à TECHNO TRONIC par exemple. En tant que peintre et sculpteur, j’ai la même démarche : je récupère et je recycle. En travaillant sur la mémoire collective, je ré interprète  quelque chose qui est en surabondance que ce soit sur la bande FM ou dans le visuel du paysage urbain. À la façon pop, je le redigère. Je me suis inspiré des peintures de Bernard Buffet car, lorsque j’étais enfant, chez ma grand-mère, il y avait ces clowns qui me faisaient peur. Je les ai redessinés à ma sauce. J’ai également retravaillé des sujets d’Andy Warhol car sa Marilyn Monroe était présente partout. Je voulais lui faire manger la banane que Warhol avait faite pour le groupe de rock Velvet Underground. Au-delà du caractère pornographique de la première interprétation, on peut voir tout de suite que cette rencontre Marilyn-banane Velvet a en fait une lecture plus profonde : le symbole devait être dévoré. Idem pour ma version de la Tomato Soup, je voulais permettre la rencontre entre deux grands artistes : Warhol et César.

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TOMATO SOUP

 

Quels sont vos souvenirs du Sound system underground Toulouse Hardcore du début des années 90 ?

 

Cela réunissait des groupes techno, jungle et hardcore. Ils venaient tous de la région de Toulouse. Tous les week-ends, nous ouvrions une vieille usine autour de la ville pour se retrouver. Nous avions également notre squat, le Ranch, où nous faisions nos soirées clandestines. On émettait notre son via une radio pirate. On graffait partout et nous vendions des T-shirts, des vinyles, à l’effigie du Sound System. Le Toulouse Hardcore faisait converger toute l’énergie underground qui vivait autour de Toulouse. C’était même très respecté dans le milieu techno du Sud Ouest car le Toulouse Hardcore avait clairement sa place.

Pour nous, Toulouse c’était les zones industrielles, la montagne noire, les anciennes usines de cuir de Graulhet. Les graffeurs et les musiciens étaient avec nous. Tout le monde avait certes une culture hip-hop mais il y avait aussi une partie qui faisait du rock, du punk et de la techno. C’était clairement une belle fusion musicale et graphique.

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L’environnement du street art a-t-il changé au cours des années avec notamment son arrivée dans les galeries d’art et sur le marché ?

 

Il y a en effet pas mal de sites de merde comme Catawiki qui sont le low cost de l’art. Certains se permettent de vendre des faux Goldofucks réalisés par un type cheveux gras de la Côte d’Azur. Cependant, le street art a également permis de mettre en avant le graffiti et c’est aussi un mouvement social et vivant qui englobe à la fois le pochoir, la céramique ou encore le collage,…

J’ai mis 15 ans à accepter le fait que l’on puisse m’assimiler au street art. Au même titre que d’autres NOURF EXPOpuristes, ce n’était pas un titre que j’aimais entendre car pour moi, c’était trop main stream..

Cela n’a jamais été une revendication. J’ai toujours peint dans la rue, dans les usines et sur les camions. Cependant, c’est bien de peindre sur le train mais à un moment donné il faut monter dedans. Je suis content de vivre de mon art plutôt que d’aller bosser chez McDo ou chez EDF.

En revanche, je respecte ceux qui ont décidé de rester dans l’underground et de garder une certaine pureté.

Dans le milieu commercial, beaucoup de personnes n’ont pas de talent et pourtant savent bien se vendre avec « le concept » : comme vendre des sculptures de dix mètres de haut. Je ne citerai pas de noms mais certains artistes piquent le style d’autres plus talentueux, moins médiatiques parce que plus humbles.

De grands artistes ont eux-mêmes été fabriqués par des investisseurs et des mécènes. En 5-10 ans, une grosse campagne de communication peut par exemple s’organiser autour de crânes en diamant. L’objet d’art va alors devenir incontournable.

Une dizaine d’images circulent et ainsi on crée du buzz autour. Banksy n’est pas une exception mais contrairement à d’autres, c’est un artiste qui a du talent. Le même print de Banksy acheté il y a 10 ans à Londres au prix de 150 £ non signé peut coûter 5 ans plus tard 4 000 £. De nos jours, le même print vaut 50 000 £. L’autodestruction d’une œuvre, peut être une véritable opération de communication. Le milieu de l’art s’est mis à fonctionner comme le marché de l’immobilier.

Ainsi tous les quartiers mainstream tels que Shoreditch, Brick Lane à Londres, l’ancien quartier juif, Alfama, à Lisbonne ou à Barcelone ont changé de populations. On parle de gentrification : Les marques (Levis, Diesel, Dr Martens) ont investi dans le concept store. Lorsque le graffiti s’installe dans un quartier c’est une mauvaise nouvelle pour les certains habitants. Le quartier originellement populaire voit en effet son prix flamber. Les plus modestes ne pouvant plus payer sont alors peu à peu jeter hors de leur quartier.

Même lorsqu’on est conscient de ce système et qu’on comprend qu’un galeriste ou un fond d’investissement soutient, ceux qui en ont les moyens, suivent à leur tour. Le faux stabilise le vrai. En achetant tout un quartier, on contrôle le prix de l’immobilier. En achetant toute la production d’un artiste et un peu de communication, on peut faire décoller sa carrière.

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La banane de Velvet, la Marilyn Monroe, la Tomato Soup, le love de Robert Indiana,… Est-ce un hommage ou une autre interprétation des œuvres ?

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Né en 1975, fils d’une coiffeuse, je fais partie de ceux qui se considèrent comme les enfants de Warhol. C’était un visionnaire qui a inventé la multiplication de l’image ou encore ce clin d’œil sur la société de consommation. Mais à un moment donné, lorsque vous vivez dans cet environnement du design rond en permanence, vous avez une overdose. Avec mes œuvres, j’ai eu une envie de répondre à tout cet excès.caravage

Je suis également un grand admirateur de César. Il m’a notamment inspiré pour mes créations « la bombe de peinture » et « le ghetto blaster ». J’adore également Le Caravage. Beaucoup d’artistes qui ont une carrière font référence aux icônes religieuses et les réinterprètent. Les peintres de la Renaissance ont eux-mêmes eu pour inspiration l’art antique. J’aime lier des univers totalement différents. J’aime mélanger du Warhol avec du Caravage.

Mon art est finalement comme un bootleg – Je n’ai pas de réflexion et je ne fais pas de brain storming. Je vais tout simplement dans mon atelier et je peins. Des fusions d’objets et d’idées se mettent alors en place. Mes plus belles œuvres ont finalement été faites spontanément ou par intuition.

 

D’où vient le nom Pimax ?

 

C’est la contraction de mes deux prénoms : Pierre Maxime. À l’âge de 13 ans, je fréquentais un skate park pendant les vacances. Une copine qui jouait du saxophone avait volé ma carte d’identité. Elle avait lu le diminutif ‘Pierre Max’ et s’était amusé à m’appeler Pimax. Le nom est resté mais je n’ai jamais revu cette fille.

Une autre chose : dans les mathématiques, le Pi symbolise l’infini. Le power maximum est le maximum d’énergie que l’on peut aussi avoir sur un panneau solaire.

Je suis aussi quelqu’un de très speed, j’adore monter des projets et utiliser l’énergie collective.

Je tiens également à signaler que contrairement à ce qu’ont pu écrire certains journalistes qui ne m’ont même pas interviewé, je ne suis pas né à Montreuil. Mon lieu de naissance reste top secret (!)

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NOURF SIGNATURE

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Avec le pochoir, vous réinterprétez Astro, Goldorak ou encore ET. Les icônes nous appartiennent-elles ?

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Astro

J’ai vu une image où Astro faisait le V de la victoire. Je réalisais à ce moment-là une série de toiles monogrammes sur Louis Vuitton – Louis le vandale. J’ai monté les œuvres sur des châssis et j’y ai intégré Astro.

Goldorak ne m’appartient pas mais Goldofuck oui. En même temps, je crois plus au mouvement Copyleft qu’au Copyright classique. Des pochoirs Goldofuck circulent partout. Soit je les ai donnés à des amis soit ils ont été fabriqués par d’autres. J’aime ce côté alternatif que l’on retrouve également dans la techno ou le punk. Une famille à Rennes que je ne connais même pas, vend sur le marché des mugs et des T-shirts Goldofuck. J’en suis ravi.

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Comment est né Nourf ?

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Originellement, il s’agit de mon chien qui avait comme nom Posca sur son carnet de santé. Posca était historiquement une boîte familiale de marqueurs rechargeables, société iconique du graffiti français que j’ai beaucoup utilisé. J’ai trouvé que cela correspondait bien à mon chien. C’était un boxer staff issu d’un croisement de molossoïdes. A l’époque des années 2000, c’était illégal d’avoir un tel animal domestique. Ces chiens étaient stérilisés voire euthanasiés sur un simple dépôt de plainte d’un voisin effrayé. Finalement, ces molosses sont souvent des chiens très gentils et joyeux – même avec les enfants.

Posca m’a suivi partout pendant 15 ans. Elle vivait dans mon camion et m’accompagnait dans les soirées NOURF 1clandestines. Lorsque j’étais accessoiriste dans le cinéma, Posca était également sur les tournages.

NOURF était son onomatopée pour communiquer avec moi. Rapidement, c’est devenu son surnom. Le jour où elle est morte, j’ai recouvert une centaine de mes tableaux. Mais ceux que j’aimais le plus, ceux qui rendaient hommage à Bernard Buffet, Magritte ou Picasso, je les ai préservés et j’y ai peint le chien Nourf au premier plan. Ce personnage est une allégorie de moi-même en train de peindre ces œuvres mais je l’ai également utilisé pour parler de l’histoire de l’homme en général.

Nourf est un chien avec de grandes dents et un pansement sur la gueule (comme pour Pif Gadget). Il peut être aussi un hommage à « L’homme à la guitare » (1918) de Picasso ou aux « Baigneuses » de Renoir (1919) ou à la Laitière de Vermeer (1658). Les premiers Nourf Nourf ont été réalisés dans les rues de Lisbonne accompagné de Zouzou du Rosa Bonheur, puis dans le 13ème avec le soutien de Jérôme Coumet, passionné par notre mouvement.  Nourf est aussi Godzinouf lorsqu’il a de longs bras. Car au u départ, Nourf avait un corps rond en hommage à Keith Haring (1958-1990). Ses yeux sont clairement une référence aux Simpsons. Nourf aurait pu être leur chien. Je rappelle que les Simpson était une icône importante du LSD au début des années 90. Les buvards que nous prenions, avaient comme effigie Bart avec son lance-pierres. Le cartoon était devenu la représentation des drogues de synthèse. Mes premiers tableaux étaient des intercalaires de bouteilles d’eau qu’il y avait sur les palettes des supermarchés (je n’avais pas les moyens d’acheter de vraies toiles). C’était peint avec du posca bi-couleurs et avec des dragons rouges, des supersonics et des Bart Simpson.

Petit à petit, le dessin de Nourf est devenu pointu (dents, museau, oreilles) et agressif. Avec la bouche, le chien a ce petit rictus de la vibration du cœur qui rappelle également l’onde du son. Le bobo sur le visage de Nourf est certes symbolisé par le pansement et l’onde montre qu’il est toujours en vie au rythme de la musique.

Je me suis toujours engagé pour aider des personnes qui souffrent. Je travaille avec des enfants autistes, malades du cancer, des jeunes de Casablanca ou du 14ème arrondissement de Paris. Je comprends la souffrance – elle me touche. Pour toutes ces raisons, j’ai envie d’aider des minorités délaissées en particulier les autistes. Ils sont bourrés de talent. Avec de l’éducation et de l’attention, ces enfants peuvent réaliser de grandes choses. J’ai à présent une école qui s’appelle Nourf Art School basée en Ile-de-France et qui accueille des enfants autistes. J’ai le projet de réaliser un dessin animé avec une présentation 3D. J’ai même remodélisé Nourf avec une paire de baskets et des gants à la manière de Mickey Mouse.

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NOURF TOILE

 

Nourf semble également regarder le spectateur…

 

Où que tu sois, Nourf va en effet te fixer. Parfois, il regarde de travers ou louche mais il continue de te regarder. J’ai toujours aimé le graffiti maladroit que l’on retrouve dans les débuts, dans les rues de New York. Basquiat avait un trait fragile et énergique. Picasso disait que toute sa vie il avait voulu apprendre à peindre comme un enfant. Les artistes que j’apprécie ont effectivement le trait naïf de l’enfant.

 

Vos œuvres s’intègrent parfaitement dans le paysage urbain. La ville est-elle tout de même un environnement équilibré selon vous ?

 

Nourf évolue en ville mais est malheureux car il ne trouve pas son coin d’herbe pour faire pipi.

J’ai grandi à la campagne et cela ne me dérangerait pas de faire pousser des tomates et de la weed au fin fond de l’Ardèche. Cependant, je suis accro à l’urbex. Dès l’enfance, j’adorais visiter des lieux désaffectés ou les MAXexponouveaux bâtiments en cours de construction. Ma ville préférée au Maroc n’est pas d’ailleurs Ouarzazate ou Marrakech mais Casablanca. J’aime cette ville car elle est sale et authentique. Les pauvres et les riches se côtoient chaque jour. J’ai été l’un des premiers, comme Jérôme Mesnager à peindre dans les rues et les abattoirs de Casablanca. Il y a 15 ans, je faisais des portraits de George W Bush, de Oussama Ben Laden et une femme en burkini.

Heureusement, les collectionneurs d’art conservent nos œuvres éphémères. J’ai peint sur des pavés ou des murs et grâce à la photographie, les dessins sont immortalisés.

 

La ville doit-elle être repensée ?

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A part le bouquet de tulipes de Jeff Koons qui est en bas des Champs Elysées et les œuvres monumentales du quartier de La Défense, l’espace public parisien a uniquement des œuvres d’époques révolues. Les artistes vivants ne sont pas assez sollicités dans le paysage urbain à part sur les ronds-points. Il faut plus de projets, plus de vie.

 

Goldofuck apparaît-il lorsqu’il y a une colère à manifester ?

 

Je l’ai utilisé sous différentes manières notamment pour les manifestations du 1er mai, des sans papiers ou du Mariage pour tous. Dès qu’un combat est légitime, Goldofuck sort de l’ombre. Il est né dans le contexte du Toulouse Hardcore. Il y avait ce shogun que l’on retrouve dans les brocantes et qui traînait près de nos platines.

En squattant sans autorisation des entrepôts, une fois sur deux, nous devions discuter avec la police ou affronter les CRS afin de prendre le temps de désaouler et de redescendre dans le pré d’à côté plutôt que de partir immédiatement avec la voiture. Nos négociations avaient du sens : Il ne fallait pas qu’un de nous se tue en voiture sur la route. Avec ce poing tendu, Goldorak a donné une idée à Def des Dépravés : Goldofuck est celui qui fait un doigt d’honneur. J’ai bossé alors sur un graphisme. Vivre en communauté c’est avoir des goldo2idées en même temps. Il n’y a pas d’individualisme, pas de jalousie. Nous avons travaillé ensemble. Avec notre côté punk, nous avons travaillé sur le côté graphique du doigt levé. Dans le bus de Béber, en sortie de teuf, j’ai flashé un écran au soleil pour faire une sérigraphie tirée sur un rhodoïd avec une imprimante à jet d’encre. Le but était de réaliser un T-shirt pour les gars qui étaient encore là à 10h du mat. Goldofuck est né dans un collectif pour revendiquer une certaine liberté. C’est légitime qu’il rejoigne ensuite des causes sociales et de liberté. Aujourd’hui, des associations qui distribuent de la nourriture à des sans-papiers, sont sanctionnées pour cela par des amendes. On marche sur la tête. De la javel est versée sur de la nourriture jetée dans les poubelles pour que les plus pauvres ne puissent pas se servir. Goldofuck répond aux injustices. Une bonne image doit avoir une lecture rapide. De 7 à 77 ans, on doit la comprendre tout de suite. Le con qui regarde l’image va se sentir visé par le doigt alors que le type ouvert d’esprit va réfléchir davantage au concept.

L’autre sens de Goldofuck, c’est également de répondre aux carnages causés par l’espèce humaine. Goldorak, vaisseau volé par Actarus, a pour mission de protéger l’Humanité. Mais finalement, il en a tellement plein le cul de la connerie humaine qu’il lève son doigt. Il espère finalement que la nature reprenne ses droits sur les hommes.

 

L’art doit-il être avant tout solidaire ?

 

S’il n’y a pas de dimension sociale ou politique, l’art n’est alors que décoratif.

 

Avec les tatouages et les piercings, le corps humain est-il une œuvre à compléter ?

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Complètement. Un ami de longue date, Loïc Abraxas, a tatoué une bonne partie de mon corps. D’une certaine manière, nous composons ensemble un tableau depuis des années. J’ai même Nourf sur ma main. Ma mère souhaitait à 70 ans se faire tatouer un Nourf sur la cheville. Par solidarité et pour immortaliser le moment, j’ai décidé de l’accompagner et de me faire tatouer Nourf sur la main.

En revanche, je n’ai pas de tatouage de Goldofuck mais certains de mes amis en ont fait un sur leur corps.

pimax main

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